Posté le 5 janvier 2026
Du forfait au pilotage fin : le SIZIAF repense l’entretien des espaces verts
Service

Le SIZIAF franchit une étape dans l’entretien des espaces verts du Parc. L’accord-cadre a été repensé pour sécuriser la qualité d’exécution, renforcer la valeur paysagère et améliorer la performance environnementale. En toile de fond, un constat : la période 2021-2025 a permis d’assurer un socle de prestations, mais a aussi mis en évidence des limites opérationnelles et de pilotage.

Le précédent marché représentait environ 210 000 € par an et se décomposait en quatre postes : 140 000 € pour l’entretien différencié des espaces verts, 30 000 € pour le nettoyage et le ramassage (dépôts et fils d’eau), 20 000 € pour l’élagage/abattage, et 20 000 € pour l’écopâturage — alors géré hors marché via un contrat indépendant avec Vert Azur (Pâtureco). L’exécution reposait principalement sur IDVERDE (espaces verts et élagage) et Les Cantonniers Privés (nettoyage).

Le retour d’expérience a pointé un écart entre l’intention du cahier des charges et la réalité de terrain, avec des attentes jugées insuffisamment “traçables” dans un modèle trop forfaitisé. Résultat : une remise à plat de la structure contractuelle, afin de réduire les zones grises d’un forfait rigide, d’éviter l’effet “volume” qui peut inciter à arbitrer sur le terrain, et de mieux aligner le niveau d’intervention sur les besoins observés. Dans le même temps, les recommandations de l’écologue du CPIE et d’autres experts ont permis d’identifier des marges d’amélioration à la fois paysagères et écologiques

Cap sur l’allotissement : des spécialistes pour chaque famille de prestations
La nouvelle stratégie repose sur un marché alloti, découpé en cinq lots, afin de sélectionner des opérateurs spécialisés. L’objectif est double : améliorer la qualité technique — en confiant chaque segment à l’acteur le plus compétent — et simplifier le pilotage — en contractualisant plus finement les prestations réellement attendues. Cinq lots ont ainsi été définis : entretien des surfaces enherbées et minérales, gestion des bassins, noues et massifs, soins aux arbres et tailles, écopâturage et ramassage des déchets.

Derrière ce découpage, une logique “qualité” assumée : le SIZIAF veut des réponses adaptées à des environnements hétérogènes, allant des surfaces classiques aux zones humides, fossés, buttes ou secteurs plus complexes à entretenir. L’allotissement permet aussi de mieux cadrer les méthodes d’intervention et de limiter les effets de bord d’un périmètre trop large confié à un seul prestataire.

Du forfait au “juste besoin” : l’accord-cadre à bons de commande comme levier de maîtrise
Second changement structurant : le choix d’un accord-cadre mono-attributaire à bons de commande (ou mixte). Concrètement, plutôt que de rémunérer un forfait censé couvrir des interventions standardisées, le SIZIAF se dote d’un outil lui permettant de commander les prestations au fil de l’eau, en fonction des besoins réellement constatés sur site. Les montants maximums annoncés par lot ne constituent pas des objectifs de dépenses : ce sont des plafonds contractuels.

Cette approche vise trois effets très opérationnels : un meilleur pilotage (capacité à ajuster les interventions et les fréquences), plus de transparence (les prestations commandées sont les prestations réalisées), et plus de cohérence technique (les méthodes d’exécution sont encadrées, vérifiables et donc plus facilement contrôlables).

Un tournant écologique : zones humides, massifs “rajeunis” et lutte contre les espèces exotiques envahissantes

Au-delà de la mécanique d’achat public, la feuille de route intègre des ambitions environnementales plus explicites. Le Parc prévoit la création de prestations dédiées aux zones humides, ainsi que la mise en place d’interventions manuelles pour certains massifs, afin de favoriser leur rajeunissement et le retour au port naturel des arbustes. L’accord-cadre intègre également une gestion plus exigeante des espèces exotiques envahissantes (EEE), avec une logique d’intervention plus ciblée et mieux maîtrisée pour limiter leur propagation.

 

L’écopâturage, un enjeu d’image et de fonctionnement
Les surfaces concernées par l’écopâturage sont à la mesure des enjeux : 44 600 m² de surfaces pérennes et 37 700 m² de surfaces “en attente”. Ici, l’objectif dépasse l’entretien courant : l’écopâturage participe à la qualité du cadre de travail et donne au Parc une image plus paisible et accueillante — presque “family friendly” — pour les salariés comme pour les visiteurs.
C’est aussi un levier très pragmatique pour maîtriser la végétation sur des zones difficiles d’accès pour les engins, limiter les indésirables (ronces, herbes hautes, repousses) et contribuer, lorsque c’est pertinent, à la lutte contre certaines espèces invasives, dont la renouée du Japon, en complément d’interventions ciblées.

Propreté : un tri en 8 flux et une meilleure valorisation
Côté propreté, le lot “déchets” prévoit un tri en huit catégories des déchets ramassés sur les espaces publics, avec dépôt chez Vanheede Environnement. Un choix cohérent avec les bonnes pratiques de valorisation — et un point important dans un parc d’activités où l’image, la qualité des abords et l’enlèvement des dépôts sauvages pèsent directement sur l’attractivité.

Des entreprises retenues pour 5 lots
À l’issue de la procédure, les attributions se structurent ainsi : IDVERDE pour l’entretien des surfaces enherbées et minérales, TERIDEAL HDF pour la gestion des bassins, noues et massifs, PERIHLON ÉLAGAGE pour le soin aux arbres, VERT AZUR pour l’écopâturage, et LE RELAIS VERMELLOIS pour le ramassage des déchets.

Le total prévisionnel atteint 311 500 € par an. Il marque une hausse par rapport au forfait historique, mais il s’inscrit dans une logique de montée en exigence : spécialisation par lots, interventions plus fines, intégration de l’écopâturage au périmètre global, prise en compte renforcée des zones humides et pilotage par bons de commande. Pour les entreprises du Parc, l’enjeu est tangible : un environnement mieux entretenu, plus lisible, plus propre et plus durable, au service de l’attractivité collective.

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