Posté le 5 janvier 2026
Concilier industrie et nature : le SIZIAF aux côtés des industriels
Entreprise

Pour faire tourner sa gigafactory de cellules de batteries, ACC s’appuiera sur un vaste magasin d’usine de 4.5 ha sur une parcelle de 10 ha au sein du Parc des industries. Le bâtiment est porté par la SDAN (Société de Développement Axe Nord). Qui dit nouveau bâtiment dit aussi impacts sur la faune et la flore. Le projet a donc été autorisé avec mise en œuvre d’un ensemble de mesures d’évitement et de réduction. Malgré cette démarche, des impacts résiduels demeurent. De ce fait, un plan de compensation écologique de long terme sera mis en œuvre : recréer des milieux naturels, suivre leur évolution pendant 30 ans, et corriger le tir si besoin.

Pourquoi compenser ?

Le projet immobilier de la SDAN affectera des habitats occupés par une faune bien présente — oiseaux, lézards, chauves-souris — ainsi que par une flore comprenant des espèces protégées, dont l’ophrys abeille, et des arbustes servant de ressources alimentaires et de sites de nidification. Le Conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN) des Hauts-de-France a validé le projet à la condition de compenser ces impacts sur site et à proximité par des actions concrètes, mesurables et suivies.

Ce qui va être fait

  • Redonner de la place aux espèces locales.
    Autour et près du site, seront créés des milieux herbacés pour l’Ophrys abeille, petite orchidée protégée, ainsi que des bordures en cailloux et talus pour le lézard des murailles. Parallèlement, des haies seront plantées pour permettre aux oiseaux de se déplacer en sécurité, mais également de s’alimenter et de s’y reproduire potentiellement
  • Créer trois poches de nature dans le parc.
    Dans le Parc, une ancienne voirie fera l’objet d’une désimperméabilisation ciblée, une friche agricole sera transformée en prairie de fauche avec des îlots arbustifs, une roselière remise en état. Objectif : offrir nourriture, refuges et zones de circulation aux oiseaux, …Deux de ces poches de nature auront également vocation à renforcer les deux corridors écologiques existants au sein du Parc, à savoir le corridor situé au nord du Parc le long du canal d’Aire, ainsi que le corridor nord-sud parallèle à l’Avenue de Paris.
  • Mieux cohabiter avec le vivant.
    Des gîtes seront prévus pour les chauves- souris (dont un tunnel sécurisé), et les grandes toitures planes seront organisées pour canaliser la nidification des goélands déjà présents sur la zone, plutôt que la subir.

Gouvernance et suivi sur 30 ans

Le dispositif s’étale sur trois décennies, avec bilans réguliers adressés aux parties prenantes et mesures correctives si l’efficacité n’est pas au rendez-vous (retour des espèces, fonctionnalité des espaces compensatoires). Les recommandations techniques privilégient un éclairage nocturne moins intrusif, des façades discrètes côté corridors et un état initial documenté pour mesurer les gains écologiques réels.

Maîtrise du risque et exécution opérationnelle

Côté industriel, cette compensation représente un coût maîtrisé intégré au projet : elle sécurise l’autorisation environnementale, limite les risques de recours et accélère la mise en service d’un outil stratégique pour la filière batteries. L’inscription du projet dans un parc très avancé en matière d’ingénierie écologique facilite la mutualisation de la conception, de la gestion et du suivi, au bénéfice de l’efficacité opérationnelle.

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