Un tournant écologique : zones humides, massifs “rajeunis” et lutte contre les espèces exotiques envahissantes
Au-delà de la mécanique d’achat public, la feuille de route intègre des ambitions environnementales plus explicites. Le Parc prévoit la création de prestations dédiées aux zones humides, ainsi que la mise en place d’interventions manuelles pour certains massifs, afin de favoriser leur rajeunissement et le retour au port naturel des arbustes. L’accord-cadre intègre également une gestion plus exigeante des espèces exotiques envahissantes (EEE), avec une logique d’intervention plus ciblée et mieux maîtrisée pour limiter leur propagation.
L’écopâturage, un enjeu d’image et de fonctionnement
Les surfaces concernées par l’écopâturage sont à la mesure des enjeux : 44 600 m² de surfaces pérennes et 37 700 m² de surfaces “en attente”. Ici, l’objectif dépasse l’entretien courant : l’écopâturage participe à la qualité du cadre de travail et donne au Parc une image plus paisible et accueillante — presque “family friendly” — pour les salariés comme pour les visiteurs.
C’est aussi un levier très pragmatique pour maîtriser la végétation sur des zones difficiles d’accès pour les engins, limiter les indésirables (ronces, herbes hautes, repousses) et contribuer, lorsque c’est pertinent, à la lutte contre certaines espèces invasives, dont la renouée du Japon, en complément d’interventions ciblées.
Propreté : un tri en 8 flux et une meilleure valorisation
Côté propreté, le lot “déchets” prévoit un tri en huit catégories des déchets ramassés sur les espaces publics, avec dépôt chez Vanheede Environnement. Un choix cohérent avec les bonnes pratiques de valorisation — et un point important dans un parc d’activités où l’image, la qualité des abords et l’enlèvement des dépôts sauvages pèsent directement sur l’attractivité.
Des entreprises retenues pour 5 lots
À l’issue de la procédure, les attributions se structurent ainsi : IDVERDE pour l’entretien des surfaces enherbées et minérales, TERIDEAL HDF pour la gestion des bassins, noues et massifs, PERIHLON ÉLAGAGE pour le soin aux arbres, VERT AZUR pour l’écopâturage, et LE RELAIS VERMELLOIS pour le ramassage des déchets.
Le total prévisionnel atteint 311 500 € par an. Il marque une hausse par rapport au forfait historique, mais il s’inscrit dans une logique de montée en exigence : spécialisation par lots, interventions plus fines, intégration de l’écopâturage au périmètre global, prise en compte renforcée des zones humides et pilotage par bons de commande. Pour les entreprises du Parc, l’enjeu est tangible : un environnement mieux entretenu, plus lisible, plus propre et plus durable, au service de l’attractivité collective.