Posté le 4 mars 2026
Groupe Beaucourt : fusions, virage numérique et pari sur l’économie circulaire
Entreprise

Implanté sur le Parc des Industries Artois-Flandres, le groupe Beaucourt accélère sa transformation industrielle. À la tête d’un ensemble de filiales historiquement ancrées dans la métallurgie, Frédéric Beaucourt (PDG) et sa soeur (DRH et directrice du centre de formation) pilotent une stratégie en trois temps : rationaliser l’organisation, moderniser l’outil de production et ouvrir de nouveaux relais de croissance, notamment dans le recyclage.

Le groupe Beaucourt se structure autour de deux piliers : la chaudronnerie (tuyauterie, serrurerie, chaudronnerie-tôlerie) et l’usinage, complétés par des activités de thermolaquage, un bureau d’études, un centre de formation professionnel et une start-up dédiée au recyclage des déchets. L’ensemble représente près de 90 salariés et sert une base de clients régionale allant de la TPE à de grands donneurs d’ordre (notamment MADIC, Eurotunnel, ArcelorMittal, Carrefour…).

Deux fusions pour simplifier et gagner en efficacité

Côté chaudronnerie, le groupe a franchi un cap en octobre 2025 : deux filiales voisines implantées sur le Parc ont fusionné pour former Beaucourt Chaudronnerie. Ce rapprochement vise à supprimer les redondances et simplifier des processus qui s’étaient complexifiés au fil du temps — ateliers côte à côte, sous-traitance croisée, allers-retours inutiles — et qui finissaient par alourdir la chaîne de production. La démarche s’accompagne d’un chantier RH, avec l’harmonisation des cadres sociaux et des horaires, et la construction d’une culture groupe partagée.

Dans la même logique, Mécanique Beaucourt et Nord Engrenage ont fusionné, elles aussi en octobre 2025, pour devenir Beaucourt Usinage. L’opération permet de regrouper des activités jusque-là réparties sur deux sites, dont un site loué que l’entreprise prévoit de quitter en juin, tout en facilitant le pilotage des équipes au sein d’une structure unique.

Un virage numérique assumé dans l’usinage

Au-delà de la réorganisation, le groupe engage l’usinage dans un passage progressif des procédés « traditionnels » vers des machines à commandes numériques, afin d’anticiper les départs à venir de salariés très expérimentés, difficiles à remplacer. Une nouvelle machine numérique a déjà été installée sur le site du siège, permettant de concentrer l’activité et de préparer la transition.

Recyclage : 3 brevets et une boucle d’économie circulaire

Le développement le plus disruptif se joue toutefois côté recyclage. Après deux ans de R&D, la start-up du groupe a déposé trois brevets et développé une machine « made in Beaucourt » (déjà en version 2) capable de transformer le polystyrène expansé en résine, utilisable comme colle forte ou convertible en granulés pour recréer de la matière. Un autre brevet porte sur des composites issus de cette résine. À terme, l’ambition est d’alimenter des sites industriels demandeurs de matière recyclée, avec des débouchés identifiés auprès de la grande distribution, des ports de pêche ou des déchetteries.

Cap sur 2027 : une extension à l’étude

Créée pour internaliser une opération auparavant sous-traitée, l’activité Beaucourt Peintures industrielles connaît, quant à elle, une forte croissance : l’effectif est passé de 2 à 8 salariés en un an, et une part croissante de la production est désormais réalisée pour des clients externes. L’entreprise envisage l’installation d’une chaîne de peinture supplémentaire pour doubler ses capacités, mais se heurte aujourd’hui à une contrainte récurrente : le manque de place.

Ces évolutions posent plus largement la question de l’adéquation des surfaces à la nouvelle organisation. Le groupe réfléchit donc à une extension, potentiellement à l’horizon 2027, pour absorber la croissance, accueillir les équipements (notamment côté recyclage) et repenser les implantations au service de la dynamique groupe.

Dans un marché décrit comme globalement stable malgré un contexte économique contraint, Beaucourt souligne enfin ses besoins de recrutement, en particulier sur des profils de chaudronniers-soudeurs et de peintres industriels, avec une logique d’accompagnement à l’emploi via des dispositifs de type POEI (Préparation Opérationnelle à l’Emploi Individuelle), adossés aux compétences des candidats.

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