Vous prenez la présidence du Parc dans un contexte particulier de transition. Quel message souhaitez-vous adresser aux entreprises installées ici ?
Je veux avant tout les rassurer : cette transition ne change rien à notre engagement à leurs côtés. Nous allons maintenir la même proximité et la même réactivité qui font la marque du SIZIAF depuis toujours, pour que chaque entreprise continue de se sentir bien ici. Le Parc des industries Artois-Flandres est un véritable joyau, entretenu avec soin depuis cinquante ans, et nous allons poursuivre ce travail avec la même exigence. La continuité de nos relations avec les entreprises reste notre boussole.
Quelles sont, selon vous, les grandes forces du Parc des industries Artois-Flandres aujourd’hui ?
D’abord son emplacement, au carrefour de l’Europe, avec un accès direct aux grands axes autoroutiers et ferroviaires. Cette accessibilité, alliée à notre certification ISO 14001 — obtenue dès 2004 — témoigne d’une gestion rigoureuse et durable du territoire, reconnue depuis plus de vingt ans. Enfin, notre identité de territoire d’industrie, façonnée depuis la reconversion du bassin minier, reste un atout majeur : les entreprises qui s’installent ici trouvent un véritable écosystème industriel.
Quelles priorités vous fixez-vous pour les prochains mois, au service des entreprises du territoire ?
Continuer à attirer des entreprises et créer de l’emploi, sans changer de cap. L’actualité la plus immédiate concerne l’arrêt total de l’activité de Française de Mécanique, prévu fin octobre. Nous allons engager sans attendre le travail de reconversion de ce site : 22 hectares sur les terrains Nord, pour un total d’une soixantaine d’hectares libérés, dont une partie a déjà été reprise par la SDAN, qui devrait être opérationnelle début 2027.
Je devrai aussi piloter la transition entre l’équipe actuelle du SIZIAF et son intégration progressive à la CABBALR — notamment sur nos compétences eau et assainissement, aujourd’hui gérées en délégation de service public, pour lesquelles nous devrons construire, avec l’agglomération, le bon schéma d’organisation. Il faudra également mener une évaluation des actifs et organiser leur portage avec la CALL. Mon objectif : accompagner cette transition sereinement, dans l’intérêt des entreprises comme des agents du SIZIAF.
Le Parc va évoluer dans sa gouvernance. Qu’est-ce que cela change concrètement pour les entreprises qui y sont implantées ?
Concrètement, rien ne change pour elles. Une antenne sera conservée sur place pour maintenir le lien de proximité qui fait notre force.
Le SIZIAF est aujourd’hui une véritable vitrine en matière de gestion et d’aménagement de zone industrielle, et je crois que les compétences de notre équipe pourront être mises à profit sur d’autres zones d’activités de la CABBALR, pour tirer l’ensemble du territoire vers le haut et partager notre expérience — je pense notamment à ce que nous avons appris sur le traitement des friches, comme à Filartois. C’est dans cet esprit de continuité que nous abordons cette transition.
L’emploi reste un enjeu important pour les villes du territoire. Le SIZIAF a su développer le Parc des industries pour attirer des nouvelles entreprises créatrices d’emploi.. Le dossier Pom’lorette, par exemple, avance bien : le terrain est acheté et les demandes de subvention sont en cours, en lien avec Nord France Invest.