Posté le 6 avril 2020
L’implantation de la « GIGAFACTORY » de la batterie se précise
Entreprise Implantation

Tous les feux sont au vert, le site de Française de Mécanique est pressenti pour accueillir en région Hauts-de-France une usine de fabrication de batteries pour véhicules électriques. Même si le Parc des industries Artois-Flandres a été pendant un temps en concurrence avec d’autres territoires à l’échelle nationale, le groupe PSA a proposé l’éventualité que « s’il y a une implantation en Hauts-de-France, elle se fera à Douvrin ». Xavier Bertrand a rapidement pris position dans ce sens. Le Parc a été élu pour 2 raisons principales : des terrains disponibles suite au compactage de Française de Mécanique devenue PSA Douvrin et la réactivité du territoire (Région, Communautés d’agglomération : CABBALR et CALL et SIZIAF) dans son soutien au projet. Si l’on additionne, les soutiens des acteurs régionaux et locaux, le tour de table financier s’élève à plus de 121 millions d’euros. Tous l’ont bien compris ce projet stratégique pour l’Europe est une aubaine pour le territoire, à un moment où la mutation de la filière vers les motorisations électriques s’impose comme étant la solution d’avenir.

Le verdict devrait tomber.

À l’occasion de son déplacement en Charentes-Maritimes pour le lancement du chantier d’une ligne de production pilote à Nersac par le spécialiste français des batteries Saft, filiale du géant pétrolier Total, le Président Emmanuel Macron, interrogé sur le développement de la filière, a indiqué « qu’une fois les essais terminés, l’industrialisation serait développée dans les Hauts-de-France. » Porté par Saft, fabricant de batteries, et PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall) via la création d’une coentreprise à 50-50, le projet a vocation à produire des cellules lithium-ion, élément-clé des batteries rechargeables des voitures électriques. Il devrait donner naissance à une société baptisée ACC pour Automotive Cell Company.

La prudence reste cependant de mise.

Le groupe PSA ne s’est pour le moment pas encore prononcé officiellement sur ce dossier, même si on peut lire que l’industrialisation des batteries se fera au moyen de deux sites de productions. Un premier dans le nord de la France qui devrait ouvrir ses portes en 2023 et un second à Kaiserslautern (Rhénanie-Palatinat) en Allemagne prévue pour 2025. Le groupe PSA qui devrait être aux manettes de ces deux usines de batterie évoque pour le moment travailler sur divers aspects juridiques liés à ce dossier. Notamment, l’obtention d’autorisation des autorités de la concurrence.

Un million de batteries par an.

Les batteries représentent 40 % de la valeur ajoutée des véhicules électriques aujourd’hui en plein essor sous la pression des réglementations environnementales. Sur ce marché l’Europe représente seulement 1 % de la production mondiale. L’objectif du projet Saft-PSA, soutenu par l’Europe et les gouvernements français et allemand, est de créer une filière européenne, un « Airbus de la batterie » qui permettrait aux constructeurs automobiles de rompre leur dépendance aux importations technologiques de la Chine.

Une bouffée d’oxygène

Créée en 1969 par Renault et Peugeot, Française de Mécanique est depuis 2013 une filiale à 100 % du groupe PSA. Le site douvrinois spécialisé dans la production de moteurs thermiques connaît depuis plusieurs années, une phase de réduction de sa capacité de production et de ses effectifs qui sont passés de plus de 3 000 salariés en 2013 à environ 2 000 personnes en ce début d’année 2020. Cette chute des effectifs s’accompagne d’une phase de compactage de l’usine, laissant vacants plusieurs hectares de terrain qui pourraient être utilement réaménagés pour accueillir la nouvelle « gigafactory ». On sait en effet que 40 hectares seront nécessaires pour la nouvelle usine de batterie qui devrait employer entre 2000 et 2500 personnes. Une activité de ce type donnerait une bouffée d’oxygène à la région, qui est avec sept sites de production, la première région automobile de France.

L’équipe du parc dans les starting-blocks

Si la décision du groupe PSA se fait attendre, il n’en reste pas moins que les collectivités locales, notamment la région et le SIZIAF sont dans les starting-blocks. « Notre équipe est prête à accompagner concrètement PSA et Saft, dès que le groupe PSA aura rendu sa décision », déclarait Daniel Delcroix, président du SIZIAF. Le projet est analysé de très près depuis plusieurs mois par l’équipe du SIZIAF qui veut créer les meilleures conditions possibles à la bonne réussite de ce projet qui ne manquera pas de générer des emplois induits pour d’autres entreprises du Parc.

Chiffres clés :

Un programme de 5 milliards d’euros dont 1,3 milliard par de fonds publics

2 usines (France et Allemagne)

Une capacité totale de 48 GWh/an soit 1 million de batteries 15 % du marché européen

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