Posté le 7 novembre 2025
Fareneït muscle son ancrage dans les Hauts-de-France en rachetant Ecotep
Entreprise

Le groupe Fareneït, spécialisé dans les métiers techniques du bâtiment, a finalisé en 2024 l’acquisition d’Ecotep, entreprise de climatisation basée à Douvrin. Cette 15ᵉ filiale comptant 20 salariés renforce l’ancrage régional du groupe

Croissance externe — Le 21 juin 2024, Fareneït a finalisé l’acquisition d’Ecotep, spécialiste régional de la climatisation, créé il y a 45 ans et implanté à Douvrin (62). L’entreprise rejoint le groupe comme 15ᵉ filiale, avec une vingtaine de salariés et un chiffre d’affaires annuel compris entre 4 et 5 M€. La direction passe de Didier Mustard — qui préparait sa retraite — à Dominique Wambergue, nommé pour piloter la nouvelle entité.

Une complémentarité métiers… et de territoire

Pour Fareneït, l’opération coche deux cases stratégiques. D’abord, la complémentarité des expertises : Ecotep apporte des compétences fortes en ventilation et climatisation, en miroir de SN KOCH — filiale Fareneït présente dans la région depuis 2016 — réputée pour le chauffage. Ensemble, les deux sociétés visent près de 10 M€ d’activité annuelle sur le territoire. Ensuite, l’effet de maillage : l’implantation à Douvrin élargit le périmètre d’intervention vers le Nord et le Pas-de-Calais, en continuité de l’Aisne, de l’Oise et de la Somme déjà adressés. La région Nord pèse désormais 20 % du chiffre d’affaires du groupe, avec Ludovic Hennechart à la manœuvre pour porter l’ambition régionale.

Continuité sociale et autonomie opérationnelle

Côté cédant, les priorités étaient le maintien de l’emploi, la satisfaction clients et la poursuite d’activités en autonomie. Le projet de reprise présenté par Fareneït a répondu à ces exigences, en garantissant à Ecotep une gouvernance de proximité et des process allégés — la marque de fabrique du groupe, structuré en entreprises de service à taille humaine avec des circuits de décision courts.

Profil groupe : services techniques multi-métiers, cap sur la performance énergétique

Fareneït fédère une quinzaine d’entreprises spécialisées (génie climatique, électricité, plomberie, couverture), totalisant environ 300 collaborateurs et 11 implantations. Le modèle repose sur un équilibre services/travaux (environ 55 % / 45 %), avec des références allant du tertiaire aux infrastructures publiques. A la pointe en matière de digitalisation (GMAO, dématérialisation, tablettes chantier) ainsi que de RSE (prévention, recyclage, énergies vertes), le groupe compte 4 500 clients et réalise un peu plus de 50 M de CA.

Feuille de route d’Ecotep : exploitation, contrats longs et efficacité énergétique

Aux commandes d’Ecotep, Dominique Wambergue s’est donné deux axes d’optimisation :

Faire croitre le chiffre d’affaires  dans les Hauts-de-France, notamment via des marchés auprès des copropriétés et des collectivités locales — un segment jugé délaissé par certains grands acteurs et propice à un service de proximité.

Améliorer la rentabilité en allongeant la durée des contrats. Un contrat récent à Haubourdin illustre cette approche : dix ans d’exploitation intégrant modernisation, pilotage énergétique et réduction d’environ 15 t de CO₂ par an, soit près de 150 t sur la durée.

Un “build-up” défensif et créateur de valeur

Dans un marché des installations techniques du bâtiment soumis à la double pression des coûts de l’énergie et des exigences environnementales, le rachat d’Ecotep renforce la chaîne de valeur de Fareneït : plus de profondeur commerciale (offre CVC complète), davantage de capacité d’exécution locale, et un flux de revenus récurrents porté par l’exploitation multi-sites. Le tout s’inscrit dans la stratégie du groupe : proximité clients, circuit décisionnel rapide et prestations de qualité, adossés à des outils de pilotage modernisés.

Ecotep rejoint donc Fareneït avec une mission claire : élargir l’offre, densifier le maillage nordiste et sécuriser des contrats d’exploitation à impact énergétique mesurable. Pour le groupe, ce mouvement consolide une position régionale et trace la voie d’un développement progressif et de complémentarité.

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